Inclusion numérique

L’illectronisme, ce fardeau que porte près de 14 millions de Français.

L’illectronisme ou aussi appelé illettrisme numérique représente près de 14 millions de nos concitoyens aujourd’hui en France. Selon le dictionnaire Larousse, l’illectronisme est l’état dans lequel se situent les personnes ne possédant pas les compétences nécessaires avec les outils numériques et leurs usages.

Les exclus du numérique, le constat :

 

On le sait, le numérique est omniprésent dans notre quotidien. S’informer, communiquer, travailler, consommer, se divertir… Nos usages du numérique se multiplient et savoir utiliser les ressources numériques courantes est devenu presque aussi indispensable que savoir lire, écrire et compter. 

Mais qu’en est-il de ceux qui ne savent pas ou ne peuvent pas accéder à internet et à ses outils dérivés ? Ils se retrouvent, de fait, exclus du numérique
Face à la dématérialisation des services du quotidien, ils sont ceux que l’on nomme “en situation d'illectronisme". Ce phénomène, loin d’être marginal, touche aussi bien les plus âgés que les jeunes, tous milieux sociaux confondus.
 

 

Femme ayant des difficultés avec le numérique

 

 

Selon le CSA, on peut distinguer plusieurs profils souffrant de la fracture numérique :

•Le décalé : souvent équipé d’appareils numériques et d’une bonne connexion réseau, ce profil ressent un décalage avec son entourage concernant certaines technologies numériques. Ce sont le plus souvent des personnes plus âgées souhaitant se former afin de ne plus subir ce sentiment d’isolement.

•Le déconnecté : correspond à une population mal équipée, pas particulièrement en difficulté dans l’usage du numérique. Ce profil, plus jeune, n’est pas en difficulté avec les outils du numérique, mais se retrouve facilement limité par son environnement digital. Les déconnectés ne se sentent cependant pas dans le besoin de progresser, car leur inexpérience est principalement liée aux équipements et non à l’usage, en lui-même.

•Le réfractaire : plus fréquemment des personnes retraitées dont leurs vies s’organisent sans internet. Le réfractaire ne ressent pas forcément un sentiment de décalage ou de frustration, puisqu'il juge qu’il n’en n’a pas besoin.

•Et la jeune génération alors ? 

En effet, selon le dernier rapport de l’Insee, les 15-29 ans sont les plus équipés d’outils numériques en France. Néanmoins, ils subissent autant que leurs aînés ce phénomène “d'illettrisme numérique”. Les jeunes Français sont en  manque d’expertise digitale.

  • 1 sur 10 estime manquer de compétences pour les logiciels bureautiques. 
  • 1 sur 5 ne sait pas remplir un formulaire d’administration en ligne. 

Souvent, ils perdent courage et abandonnent. On appelle cette partie de la population “les abandonnistes”.
  

 

Comment remédier à l'illectronisme ?

 

¾ des Français utilisent internet quotidiennement, mais c’est 39 % qui ont renoncé à faire une démarche administrative en ligne, et c’est ⅓ des Français qui abandonne ses recherches lorsqu’il doit les faire sur Internet. Face à ce phénomène qui depuis la crise sanitaire est généralisé, la France cherche des solutions à cette inhabilité numérique

Pour remédier à la fracture numérique, il faut s’appuyer sur plusi eurs moyens : humains, techniques et financiers. C’est sur le long terme que des résultats de qualités apparaîtront.

 

Plusieurs solutions sont apportées par l’État dans le cadre de sa politique de transition numérique pour améliorer le confort des 17 % de la population en situation d’illectronisme :

  • Formation des “aidants”. Qu’ils soient usagers ou professionnels, ils apportent un soutien pour guider les usagers en difficultés à utiliser les nouveaux services et outils numériques.  

Un kit d’inclusion à destination des aidants a ainsi été mis en place  : https://kit-inclusion.societenumerique.gouv.fr/. 

Il leur permet d'agir sur 3 niveaux d’accompagnement : 

  1. L’urgence numérique (pour ne pas perdre un droit ou une allocation, ou ne pas encourir une pénalité) ;
  2. L’inclusion numérique (pour gagner en autonomie) ;
  3. La montée en compétences numériques

 

 

Femme aidants, un homme en difficultés avec le numérique

 

 

  • Société numérique, le site gouvernemental qui référence toutes les aides/plateformes existantes pour favoriser l’inclusion numérique. Nous y retrouvons: 
    • Med Num qui permet de structurer les acteurs de la médiation numérique et garantir un service de qualité et accessible sur tout le territoire ;
    • Aidants Connect (beta.gouv.fr) ce dispositif permet à un aidant numérique de réaliser des démarches administratives en ligne à la place d’une personne qui ne parvient pas à le faire seul ;
    • La certification Pix, initiée par le gouvernement en 2016, afin que tous ceux qui le souhaitent, puissent évaluer et acquérir de nouvelles compétences numériques. Pix est un organisme à but non lucratif qui a pour objectif d’améliorer le niveau général de la population en compétences numériques. La passation de cette certification est obligatoire pour tous les élèves, depuis 2021.
    • Le Pass numérique, cette aide donne un droit d’accès à des services d’accompagnement numérique. La mission principale de ce dispositif est de répondre aux enjeux majeurs de l'inclusion numérique et de la lutte contre l'illectronisme ;

 

Véritable atout pour construire le monde de demain, le numérique est aussi un facteur d’inégalités sociales. 

Face à cet enjeu de fracture numérique, il convient de fournir une égalité d’accès à l’information et à l’égalité des chances à toutes et tous quels que soient leurs besoins spécifiques (handicaps, déficiences, difficultés liées à l’âge ou à la langue, zones bas débit réseau …)

LISIO s’engage en faveur de linclusion numérique et accompagne les organisations qui souhaitent rendre leurs sites internet et leurs technologies web accessibles à tous.

 

Ensemble, construisons un numérique responsable et solidaire au service des Hommes et de la planète.